Deux mains d'adultes et trois mains d'enfants sur un fond noir.

L’humain, par sa conscience collective, son besoin de reconnaissance ou pour toutes autres raisons, s’implique volontairement pour un projet ou une cause, ici et là.

Jadis, il semble que le bénévolat était monnaie courante. Les familles plus nombreuses s’entraidaient naturellement entre elles. Les habitants s’impliquaient corps et âme dans le développement de leur communauté.

Aujourd’hui, que reste-t-il du bénévolat?

Une réalité

Hélas, les réalités ont bien changé. Le rythme de vie est effréné et va à une vitesse fulgurante. La performance est requise à tous les niveaux des sphères humaines (sociale, familiale, professionnelle, etc.). L’emploi du temps est, régulièrement, judicieusement organisé en fonction de ses propres besoins ou ceux de la famille.

Le terme « implication bénévole » va même jusqu’à irriter certaines personnes. Les mots « bénévole ou bénévolat » signifient pour elles : « manque de temps, responsabilité, surplus de travail ». C’est donc dire qu’au sens propre, ils ne « valorisent » plus autant qu’ils le faisaient auparavant. Conséquemment, le sentiment d’appartenance n’est plus aussi rattaché à cette expression. L’horaire organisé par de nombreuses familles, presque à la minute près, doit minimiser les pertes de temps. La vie d’aujourd’hui rime avec efficacité.

Les motivations, celles qui amènent une personne à offrir gratuitement de son temps, ne sont plus exactement les mêmes qu’antérieurement.

Toujours de ce monde, quelques-uns de nos aînés s’impliquent encore et tentent de transmettre leurs valeurs et apprentissages aux autres générations. Les autres, pour plusieurs d’entre eux, sont encouragés par leurs intérêts personnels et non pas par une “mentalité” naturellement communautaire.

Développement et bienfaisance

À ce stade-ci, il devient nécessaire de clarifier, revoir et ajuster certaines notions de l’engagement bénévole.

Le modèle de reconnaissance tel qu’il était présenté doit être modernisé et actualisé. Une éducation et une sensibilisation doivent être faites pour inciter à un engagement plus naturel. Il ne suffit plus d’organiser une traditionnelle soirée de reconnaissance pour remercier les personnes-ressources qui donnent « gratuitement » leur soutien dans les différents projets.

Nombreux organismes utiles au bon fonctionnement de la société nécessitent la participation sociale. Plusieurs études prouvent et démontrent l’importance et les bienfaits des actions bénévoles.

Un essoufflement, une diminution des bénévoles, mais à quel prix?

Que ce soit dans le domaine de la santé, de l’éducation, du loisir, etc., la société a besoin de ces individus. Dans plusieurs cas, leur absence, annonce la diminution ou la coupure de services. À cet effet, il en résultera de la désintégration de qualité de vie pour certaines personnes, voire la perte de vie humaine.

Il existe des moyens de s’assurer d’une structure adéquate favorisant la rétention et l’implication des bénévoles. Parfois, une restructuration permet d’alléger certaines tâches et de simplifier la réalisation des activités d’une entreprise (voir article Vision collaborative) 

Partagez:

2 réponses pour “« Implication bénévole » : un terme à redéfinir?”

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *